Contactez-nous au
0466526470
Espace avocats
Se connecter
Choisir ce modèle Voir le catalogue
Diaporama
Diaporama

L'Ordre des avocats


En savoir plus
 
Diaporama
Diaporama
Diaporama
Diaporama
Vous êtes ici :

Mot du bâtonnier

Monsieur le sous-Préfet,
Monsieur le Député,
Monsieur le Maire,
Monsieur le Premier Président de la Cour d’Appel de NIMES,
Monsieur le Procureur Général près la Cour d’Appel de NIMES,
Monsieur le Président du Tribunal Judiciaire d’ALES,
Monsieur le Procureur de la République d’ALES,
Mesdames, Messieurs les Conseillers Départementaux,
Mesdames, Messieurs les Conseillers Municipaux,
Monsieur le Représentant de l’Ordre des Commissaires de Justice,
Madame le Représentant de l’Ordre des Notaires,
Mesdames, Messieurs les Conseillers Prud’hommes,
Madame le Bâtonnier Joelle JEGLOT-BRUN, ancienne Bâtonnier du Barreau d’ALES, Chevalier de la légion d’honneur,
Monsieur le Bâtonnier Nordine TRIA, ancien Bâtonnier du Barreau d’ALES, Chevalier de l’Ordre National du Mérite,
Maître Marie SIMON-PEREZ, avocat honoraire du Barreau d’ALES, Chevalier de l’Ordre National du mérite,
Mesdames, Messieurs les Bâtonniers et anciens Bâtonniers,
Chers Confrères,
Mesdames, Messieurs en vos Grades, fonctions et Qualités,

En France, la profession d’avocat est née au XIIIème siècle et ont comme principales activités, le conseil et la défense.

Lorsqu'ils plaident, ils se tiennent derrière une barre, ou barreau. Ce mot désignera la collectivité professionnelle.

C'est sous le règne de Louis XIV que naît puis s'affirme l'institution de l'Ordre des avocats, avec à sa tête le Bâtonnier, assisté des députés du barreau (ancêtres des actuels membres du Conseil de l'Ordre).

Sous l’Ancien Régime, la confrérie de Saint-Nicolas rassemblait les gens de justice. Son représentant portait dans les cérémonies le bâton symbolisant la confrérie. C’est l’origine du mot bâtonnier.

Disparue des usages modernes, la tradition du passage de bâton perdure cependant dans certains Barreaux. Le Bâtonnier peut alors se voir remettre le bâton en début de mandat.

Au XVIIIème siècle, le barreau manifeste son indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics en intervenant librement dans les grands débats qui agitent la France d'avant la Révolution.

En dépit de la suppression de la profession en octobre 1789, certains avocats poursuivent leurs activités de défenseurs devant les nouvelles juridictions. Quelques-uns assistent, non sans risque, les accusés traduits devant le Tribunal criminel révolutionnaire.

Après bien des efforts, les anciens avocats obtiennent de Napoléon le rétablissement des barreaux et des ordres d'avocats le 14 décembre 1810.

Mais l'empereur veut, selon sa propre expression, « couper la langue à un avocat qui s'en sert contre le gouvernement » ; il confie en conséquence au Procureur général le soin de nommer le Bâtonnier et les membres du Conseil de l'Ordre.

Les avocats devront encore attendre vingt ans pour obtenir de Louis-Philippe le droit de choisir eux-mêmes leurs représentants et s'affranchir ainsi de la tutelle des pouvoirs publics (1830).

Ce petit rappel historique pour expliquer la spécificité de notre profession qui répond, aujourd'hui comme hier, à un défi permanent : s'adapter à la société de son temps sans renoncer à son indépendance, qui est sa raison d'être.

La place de l’avocat dans la cité repose donc sur une fonction essentielle : garantir que la règle de droit demeure au service de chacun.

L’avocat n’est pas seulement un technicien du procès ; il est l’intermédiaire entre la norme et la personne, entre l’institution et l’individu. Sa mission consiste à rendre le droit intelligible, à prévenir les conflits et, lorsque ceux-ci surviennent, à assurer que chaque partie soit entendue loyalement.

Dans une société traversée par des transformations rapides, la présence de l’avocat est un élément de stabilité. Il intervient pour protéger les droits fondamentaux, accompagner les initiatives économiques, soutenir les plus vulnérables et contribuer à la résolution pacifique des litiges.

En cela, il participe pleinement à l’équilibre démocratique.

La relation entre magistrats, avocats et responsables publics est complémentaire. Le juge tranche, l’avocat éclaire, le décideur fixe le cadre.

Lorsque chacun assume sa fonction avec indépendance, rigueur et sens de l’intérêt général, l’État de droit se renforce.

L’avocat n’est donc pas une voix extérieure : il est un acteur de la justice, indispensable à la légitimité du système judiciaire.

Enfin, la confiance des citoyens se construit sur la transparence, la compétence et l’indépendance.

L’avocat y contribue par le secret professionnel, par la défense sans distinction de statut ou d’opinion, et par un engagement constant en faveur des libertés publiques.

Sa place dans la cité n’est pas seulement institutionnelle ; elle est civique.

Que chacun puisse continuer à trouver, dans la parole de l’avocat, une garantie de justice et de responsabilité. C’est ainsi que se maintient l’équilibre entre la puissance publique, l’autorité judiciaire et les libertés individuelles.

Ce soir, en recevant ce bâton — symbole de continuité, de responsabilité et parfois de résistance — je voudrais rappeler une évidence trop souvent oubliée : l’avocat n’est pas seulement un acteur du système judiciaire. Il est un acteur de la cité.

Nous ne sommes pas les défenseurs d’intérêts particuliers ; nous sommes les gardiens de la parole, les sentinelles des libertés, les vigies de ceux que l’on n’entend pas.

Et la cité se mesure à la manière dont elle protège ces citoyens et surtout les plus jeunes.

C’est pourquoi notre barreau s’est engagé — et s’engagera toujours, au côté des institutions judiciaires, des représentants de l’état et des acteurs du système judiciaire de notre territoire, pour un Tribunal de pleine exercice.

Et un Tribunal de pleine exercice dans le ressort en expansion qui est le nôtre, avec sa configuration géographie et démographique, est un Tribunal doté notamment d’un juge des enfants.

L’adoption par L’assemblée nationale de la proposition de Loi visant à assurer le droit de chaque enfant placé à disposer d’un avocat en est la démonstration.

Il s’agit d’un vote historique ou l’enfant est reconnu comme sujet de droit, et pas seulement objet de droit.

Ainsi la présence de l’avocat au côté de l’enfant crée un effet dissuasif pour prévenir les abus, et l’enfant sait qu’il peut parler librement et être protégé grâce à l’indépendance et la liberté de l’avocat.

La justice des enfants n’est donc pas une option mais un impératif moral et un devoir républicain comme le démontre l’adoption de cette Loi.

Et la présence d’un juge des enfants à ALES, n’est pas un privilège, mais une nécessité territoriale et sociale :

Des familles en détresse et très souvent démunies,

Des victimes mineurs mais aussi majeurs qui doivent se rendre à l’unité médico-judiciaire de NIMES ou au Tribunal pour enfant de NIMES si l’auteur de l’infraction est un mineur,

Des éducateurs déjà débordé par leur travail à qui ont fait parcourir des kilomètres plusieurs fois par semaine pour accompagner les enfants dont ils ont la charge devant le Juge des enfants de NIMES,

Des institutions saturées (plus de deux cabinets des juges des enfants de NIMES traitent les dossiers du ressort d’ALES),

Des jeunes qui basculent faute d’être accompagnés au bon moment,

Des Gendarmes et des Policiers qui ne sont pas sur le terrain lorsqu’ils doivent accompagner un mineur à NIMES avec plusieurs heures de trajet pour certaines compagnies de Gendarmerie,

Sans évoquer le coûts des déplacements et le temps perdu de tous les acteurs qui participent à la justice des mineurs et qui affaiblissent le budget de la Justice et donc de l’état.

Et si les responsables de la sécurité et de la justice dans le ressort d’ALES, les représentants de l’état, Gendarmes, Policiers, les magistrats du siège et du parquet, les greffiers et personnels de greffes, le SPIP, les associations, et les avocats du ressort du Tribunal Judicaire d’ALES, s’investissent tous les jours pour pallier cette carence, ils ont besoin qu’on leur donne de vrai moyens.

Et, l’absence d’un Tribunal pour enfant sur ALES ne leur permettent pas de prévenir et de traiter correctement la délinquance des mineures, de protéger les enfants dans la cadre de mesures d’assistance éducatives ou encore les mineurs victimes.

Certes la création très récente de la salle « Mélanie » à ROUSSON et le traitement des délégués du procureur pour les mineurs à la maison de justice et du droit d’ALES, est un premier pas, mais ce n’est qu’un pansement sur une jambe de bois !

Et un gouvernement qui n’investit pas dans ses enfants prépare sa propre défaillance.

C’est pour cette raison qu’il était important de rappeler qu’avec la collaboration et le soutien des différents acteurs du territoire, les avocats du Barreau d’ALES continueront d’être présents dans la cité et le ressort du Tribunal judicaire d’ALES.

Notre engagement dans les permanences en est la démonstration :

  • La Permanence pénale et garde à vue qui permet d’intervenir rapidement dans les procédures pénales et notamment lorsque l’avocat est obligatoire comme pour les mineurs,
  • La permanence des victimes créée il y a maintenant 10 ans pour assister ces dernières, et ce, dès leurs auditions,
  • Le groupe des droits de l’enfant qui intervient notamment dans les établissement scolaires pour lutter contre le harcèlement,

Mais cet engagement et ces responsabilités nous les partageons.

Je remercie donc Monsieur le Premier Président et Monsieur le Procureur Général de leur présence pour cette cérémonie symbolique qui démontre leur attachement à notre profession et à notre territoire.

Monsieur le Président du TJ d’ALES, je sais que vous êtes un soutien précieux avec qui j’ai hâte de travailler.

Monsieur le Procureur de la République d’ALES, j’attends avec impatience nos échanges, qui je sais, seront constructifs.

Mais surtout je veux vous dire ainsi qu’à tous les magistrats de notre ressort, qu’avec Madame le Vice-Bâtonnier, Florence MENDEZ, nous serons toujours disponibles pour échanger et trouver ensemble des solutions.

Aux Directeurs de greffe, greffiers et personnels de greffe, nous tenons toutes deux à vous remercier pour le travail indispensable que vous fournissez chaque jour dans un souci d’une justice humaine, au service des justiciables et des auxiliaires de justice.

Aux élus de notre territoire et à vous Monsieur le Maire, qui avait eu la gentillesse de nous accueillir pour ce passage de bâton, nous réitérons notre volonté d’être à vos côté, dans cette cité et notre ressort.

Quant à l’ensemble des citoyens, nous souhaitons vous dire que votre confiance est notre légitimité, et c’est en votre nom que nous nous battons.

Le bâton que je reçois ce soir est donc un engagement

  • Il symbolise une continuité : celle d’un barreau investie dans ses missions et dans la cité.
  • Il symbolise une détermination : celle d’un combat juste pour les citoyens.
  • Et il symbolise un espoir : celui de voir, peut-être bientôt, un juge des enfants exercer sur ce territoire.

Je prends donc ce bâton avec humilité, avec responsabilité, mais surtout avec la certitude que nous travaillerons ensemble pour une justice de qualité.

J’en profite pour remercier l’ensemble de mes confrères pour leur investissement et de leur dévouement auprès de notre Barreau mais surtout des citoyens, ainsi que Myriam TEISSONNIERE, la secrétaire de l’Ordre, avec qui nous allons collaborer pendant deux ans.

Je remercie mes proches (confrères, amis, famille et enseignants) qui ont partagé mon chemin et mon aidé à surmonter les obstacles depuis toutes ces années et jusqu’à ce moment précieux. Ils se reconnaitrons !

Je remercie ma secrétaire qui m’accompagne tous les jours depuis 10 ans dans l’exercice de ma profession et qui a dû déjà supporter deux grossesses, un arrêt maladie et maintenant un mandat de Bâtonnier.

Comme elle me le dit souvent, je lui aurais tout fait avant qu’elle prenne sa retraite !

Je remercie mon mari qui partage ma vie depuis 16 ans, ainsi que nos deux merveilleux enfants, pour leur soutien malgré les défis que je leur impose.

Et je remercie surtout mes parents qui ont fait de moi la personne que je suis devant vous, avec des valeurs, une éducation et m’on donner les armes pour affronter les tempêtes de la vie, ce qui n’est malheureusement pas donné à tous les enfants.

Enfin, je remercie Monsieur le Bâtonnier Guillaume GARCIA pour ce passage de bâton inédit dans notre Barreau, mais surtout pour vos actions pendant votre mandant et votre résilience face aux difficultés que vous avez pu rencontrer et dont j’ai pu être à l’origine !

J’espère être digne de ce Bâton.

Je vous remercie.

Bâtonnier

Bâtonnier

Maître Aude GUIRAUDOU-SAMSON

Avocate
Bâtonnier
32 boulevard Gambetta
30100 ALES
Barreau de : ALES
près la cour d'appel de : NIMES
Prestation de serment : 2009
Voir le détail Contact

Vice-Bâtonnier

Vice-Bâtonnier

Maître Florence MENDEZ

Avocate
Vice Bâtonnier
23 place Henri Barbusse
30100 ALES
Barreau de : ALES
près la cour d'appel de : NIMES
Prestation de serment : 2010
Voir le détail Contact

Membres du Conseil de l'Ordre

Membres du Conseil de l'Ordre

Maître Virginie CRES

Avocate
Conseil de l'ordre
14 Bis rue Edgar Quinet
30100 ALES
Barreau de : ALES
près la cour d'appel de : NIMES
Prestation de serment : 2005
Voir le détail Contact

Maître Antoinette DEMBELE

Avocate
Conseil de l'ordre
12 A rue Edgar Quinet
30100 ALES
Barreau de : ALES
près la cour d'appel de : NIMES
Prestation de serment : 1996
Voir le détail Contact

Maître Karim DERBAL

Avocat
Conseil de l'ordre
12 rue d'Avéjan
30100 ALES
Barreau de : ALES
près la cour d'appel de : NIMES
Prestation de serment : 2014
Voir le détail Contact

Maître Coralie GAY

Avocate
Conseil de l'ordre
21 boulevard Victor Hugo
30100 ALES
Barreau de : ALES
près la cour d'appel de : NIMES
Prestation de serment : 2008
Voir le détail Contact

Maître Julie GRAS

Avocate
Conseil de l'ordre
4 bis boulevard Louis Blanc
30100 ALES
Barreau de : ALES
près la cour d'appel de : NIMES
Prestation de serment : 2014
Voir le détail Contact

Maître Gabrielle LE DREAU

Avocate
Conseil de l'ordre
54 boulevard Gambetta
30100 ALES
Barreau de : ALES
près la cour d'appel de : NIMES
Prestation de serment : 2017
Voir le détail Contact

Maître Olivier MASSAL

Avocat
Conseil de l'ordre
4 boulevard Victor Hugo
30100 ALES
Barreau de : ALES
près la cour d'appel de : NIMES
Prestation de serment : 1988
Voir le détail Contact

Maître Joris NUMA

Avocat
Conseil de l'ordre
7 bis boulevard Louis Blanc
30100 ALES
Barreau de : ALES
près la cour d'appel de : NIMES
Prestation de serment : 2019
Voir le détail Contact

Maître Julie PELADAN

Avocate
Conseil de l'ordre
59 Grand Rue Jean Moulin
30100 ALES
Barreau de : ALES
près la cour d'appel de : NIMES
Prestation de serment : 2016
Voir le détail Contact

Maître Olivier SAUTEL

Avocat
Conseil de l'ordre
14 rue Rolland Garros
30100 ALES
Barreau de : ALES
près la cour d'appel de : NIMES
Prestation de serment : 2011
Voir le détail Contact

Maître Nordine TRIA

Avocat
Conseil de l'ordre
2 Place Général Leclerc
30100 ALES
Barreau de : ALES
près la cour d'appel de : NIMES
Prestation de serment : 1989
Voir le détail Contact

Maître Alexandre VASQUEZ

Avocat
Conseil de l'ordre
12 rue Edgar Quinet
30100 ALES
Barreau de : ALES
près la cour d'appel de : NIMES
Prestation de serment : 2014
Voir le détail Contact
Navigateur non pris en charge

Le navigateur Internet Explorer que vous utilisez actuellement ne permet pas d'afficher ce site web correctement.

Nous vous conseillons de télécharger et d'utiliser un navigateur plus récent et sûr tel que Google Chrome, Microsoft Edge, Mozilla Firefox, ou Safari (pour Mac) par exemple.
OK